touslesjourscurieux

des photos et des mots

tljc N11 sur votre iPad, tablette, iPhone et smartphone… C’est le 26 avril

Des photos, des mots, des découvertes, des surprises, des entretiens. Laissez-vous guider par votre curiosité et sautez le pas! Téléchargez l’appli depuis votre tablette ou votre smartphone. tljc c’est le magazine qui repère avant les autres les photographes qui feront les tendances de demain. tljc c’est aussi une expérience de lecture unique. Tentez la tablette! (Ou le smartphone). Pour 4,49 € seulement!

sommaire N11

Plein les yeux? C’est touslesjourscurieux

À la une

Daniel Chauche

Guatemala, mon amour

Grande curiosité

Nicolas Henry

L’esprit des cabanes

Une histoire

Augustus Sherman

Ellis Island

La chronique

Franck Courtès

C’est combien?

Notre curiosité

Nikon Small World

Toujours plus grand!

Toujours curieux•se

Françoise Huguier

La vie devant soi

Autre curiosité

Mauricio Toro Goya

Ni dieu, ni maître

On vous connait?

Jonk

Territoires inconnus

One more

Dreamy Camera café

Coréeflex

iPad/tablettes uniquement

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L’Œil Urbain

Corbeil-Essonnes

Jusqu’au 20 mai 2018

La sixième édition du festival l’Œil urbain a pour thématique la traversée. Parce que la ville se transforme sous nos yeux, les photographes sont témoins privilégiés de cette évolution. La « traversée » est à la fois géographique, d’un lieu à un autre, et symbolique, d’un état à un autre. La ville est comme un corps organique, vouée au changement. Nous vous invitons à traverser l’espace urbain dans toutes ses dimensions : à pied, en transports en commun, par les axes routiers… Sophie Brändström (notre photo), en résidence à Corbeil-Essonnes, s’est promenée le long de la N7. Son travail peut entrer en résonance avec le projet collectif de la maison de photographes Signatures, qui propose une vision décalée des routes nationales. Denis Meyer raconte une transhumance singulière, celle des nouveaux bergers urbains et de leurs troupeaux de bovins « citadins » ; transition douce, et pédestre, qui questionne nos modes de vie… Didier Bizet évoque quant à lui le métro de Moscou, véritable théâtre souterrain, et l’architecture somptueuse de ses stations ; travail comme en contrepoint des photographies de Claire-Lise Havet sur la banlieue moscovite et son habitat standardisé. Les photographes sont également témoins des problématiques urbaines contemporaines. Gaël Turine dit la difficulté de la « traversée » d’un territoire, en photographiant à Lima le « mur de la honte », destiné à séparer l’habitat résidentiel des bidonvilles. Crises migratoires, dangers des espaces frontaliers, lieux traversés par la question de la misère sociale sont l’essence du travail du collectif haïtien K2D. « Traversée » qui enferme ou qui libère. Avec Alain Keler et son Juke Joint Blues, la musique offre d’une certaine façon une échappatoire à la ségrégation. Et le voyage se fait plus onirique avec Guillaume Zuili : l’exposition Smoke & Mirrors livre de Los Angeles une vision fantasmée, telle un décor de film noir. On l’aura compris, ces expositions sont l’occasion d’interroger l’espace urbain, de « traverser » la cité au-delà des apparences, et de présenter un regard inédit sur ces transformations, comme autant de chemins de traverse et de routes buissonnières.

Vannes photo festival

Vannes

Jusqu’au 13 mai 2018

Rendez-vous entre deux monde de l’image fixe ou animée, la photographie et le cinéma. Photographies de tournage, de repérage mais aussi des portraits de stars de cinéma ou encore le festival de Cannes, on retrouve de grands noms de la photographie. Raymond Cauchetier (notre photo) qui a été le photographe de plateau de la Nouvelle Vague, Didier Olivré et les photos du film Indochine de Régis Wargnier, Yann Rabanier et Patrice Terraz pour le festival de Cannes, Emanuele Scorcelletti, Cédric Klapisch (que nous avons publié dans le N02 de tljc) ainsi que l’agence Magnum Photos et le Studio Harcourt.

Circulation(s)

104/Paris

Paris jusqu’au 6 mai 2018

Circulation(s) propose pour la huitième année consécutive un regard croisé sur l’Europe avec pour vocation de faire émerger les nouveaux talents et faire découvrir à un large public une création artistique contemporaine innovante. Le programme des expositions est encore une fois foisonnant et s’accompagne de plusieurs initiatives complémentaires : galerie ukrainienne et école russe invitées, association hors les murs avec la RATP et des lieux partenaires, studio photo, exposition à hauteur d’enfant, lectures de portfolios… On y va!

l’agenda expos

notre sélection des expositions à ne pas rater.

Jusqu’au 6 mai

Letizia et Shobha Battaglia

Letizia Battaglia, pionnière du photojournalisme italien, a suivi les méfaits de la mafia en Sicile pendant plus de trente ans. Témoin des meurtres et règlements de compte quotidiens, elle documentera ainsi le quotidien de son île minée par ce fléau. « Ma relation avec Palerme a toujours été un mélange de colère et de doux désespoir. Je vois cette maladie qui la ronge et ça me met en colère. Je voudrais partir mais je ne peux pas. J’aime Palerme de manière morbide et il me reste beaucoup à faire dans ma ville. » Plus tard, conseillère municipale et députée, elle fera voter des lois contre la mainmise de la Mafia sur la ville de Palerme. Elle prolongera son action auprès des plus fragiles et des femmes, qui sont les premières à s’être mobilisées pour rompre l’omerta. L’une de ses filles, Shobha, a suivi avec talent les traces de sa mère en photographiant tout d’abord la Sicile. Elle s’est ensuite libérée de l’ombre tutélaire maternelle en se consacrant à la condition féminine, plus particulièrement en Inde, sa deuxième patrie d’adoption. Crédit photo : Letizia Battaglia.
Femmes photographes contre la Mafia, Maison de la Culture d’Amiens (80).

Jusqu’au 7 mai

David Goldblatt

Première grande rétrospective en France de David Goldblatt, un des photographes majeurs du XXsiècle. L’exposition présente plus de deux cents de ses photographies, avec une centaine de documents inédits. Depuis les années 1960, il parcourt son pays natal, l’Afrique du Sud. Ses photographies examinent scrupuleusement l’histoire complexe de ce pays. La singularité de l’art de Goldblatt réside dans son histoire personnelle et sa vision de la vie. Né dans une famille d’immigrés juifs lituaniens fuyant les persécutions, il est élevé dans un esprit d’égalité et de tolérance vis-à-vis des personnes d’autres cultures et d’autres religions. En témoignent ses premières photographies prises de 14 à 18 ans – dockers, pêcheurs, ouvriers miniers. À ce respect s’ajoutent sa curiosité et sa volonté de comprendre. C’est ce qui l’a poussé, après l’avènement de l’apartheid, à poser son regard sur les petits agriculteurs afrikaners qu’il croisait dans la boutique de vêtements de son père. Le désaccord avec la politique raciale de l’apartheid et les abus du gouvernement actuel sont à la source d’une longue série d’images entreprises il y a presque quarante ans, intitulée Structures. David Goldblatt répète souvent que, pour lui, la photographie n’est pas une arme et qu’il ne veut la rapprocher d’aucune propagande, même dans un but louable. Le langage photographique qu’il a privilégié est, dans la lignée de cet esprit, à la fois simple et intense.
Légende photo : Jeunes hommes montrant le dompas, pièce d’identité que tout Africain âgé de plus de 16 ans devait porter sur lui. White City, Jabavu, Soweto, novembre 1972.
Centre Pompidou (Paris).

Jusqu’au 13 mai à Perpignan et au 2 sept. à Rivesaltes

Une guerre sans nom

C’est un sujet encore sensible en France qui est abordé dans ces deux expositions complémentaires qui présentent des photographies extraites de la masse d’images réalisées par des professionnels (Riboud, Depardon, Boulat, etc.) ou des amateurs. Au CIP, on découvrira des photos destinées à donner plus de visibilité à ce qui n’était encore officiellement qu’une« opération de maintien de l’ordre ». Proches des événements, exposés à tous les risques, se trouvant dans le double mouvement des manifestations des nationalistes algériens et celles des partisans de l’Algérie française, les photojournalistes ont saisi toute la force et la violence de cette époque, avec parfois des incursions plus intimes dans le quotidien des populations. En écho, le Mémorial du Camp de Rivesaltes témoigne d’un espace où, si le conflit n’est pas présent, les acteurs de cette guerre le sont : arrivées et départs de membres du FLN, puis des ex-supplétifs de l’armée française.
Légende photo : Arrivée à marseille, 1962 (crédit : Pierre Domenech).
Une guerre sans nom : 1954-Algérie-1962, Centre International du Photojournalisme (Perpignan) et 1962-Rivesaltes-1964, Mémorial du Camp de Rivesaltes (Salses-le Château).

Jusqu’au 13 mai

Guillaume Herbaut

Photojournaliste de grand talent et cofondateur du collectif L’œil Public, Guillaume Herbaut s’est imposé comme l’un des représentants les plus novateurs et audacieux de la photographie documentaire en France. Depuis vingt-cinq ans, il braque son objectif sur des endroits chargés d’histoire, de drames et de symboles, interrogeant sans cesse les soubresauts du monde d’aujourd’hui. De Tchernobyl à l’Ukraine en passant par Nagasaki ou l’Albanie, il poursuit un travail au long cours, à la fois didactique et poétique, dans un style bien à lui où la sobriété ne nie pas l’esthétisme et renforce d’autant la puissance du message. L’exposition s’articule autour des grands sujets de son travail : photographier la terrible menace invisible de la catastrophe nucléaire, les conditions de vie dégradées de celles et ceux qui survivent dans la zone contaminée, les salons professionnels de l’armement et leur commerce de mort, les vendettas en Albanie et son cortège de peur et de deuil, l’Ukraine où Guillaume Herbaut se rend depuis des années pour y témoigner des tensions qui déchire ce pays.
Légende photo : Lina Hili. Son mari était comptable dans une petite entreprise de maçonnerie de Shkodra, Albanie. Le 5 octobre 1999, après avoir récupéré les salaires du mois à la banque, il a été abattu dans la rue par un homme qui lui a dérobé les 130 000 leks cachés dans sa sacoche (l’équivalent de 1 000 euros). Lina a été vengée par son beau-frère. Depuis, elle craint que son fils ne soit la prochaine cible.
Pour mémoire, Grand Arche du Photojournalisme (Paris).

Jusqu’au 18 mai

Ferhat Bouda

Depuis sept ans, Ferhat Bouda documente en noir et blanc la vie des Amazighs — ou Berbères —, terme qui signifie « homme libre » et participe à la lutte contre l’assimilation et l’oubli auxquels ils sont assignés. Ne s’inscrivant pas dans la logique d’État-Nation, ce peuple occupe un vaste territoire qui s’étend des côtes atlantiques du Maroc jusqu’à l’oasis de Siwa en Égypte. Singulière et plurielle, la culture berbère est l’une des plus anciennes mais aussi des plus méconnues et des plus menacées d’Afrique du Nord. Opprimés, dispersés, voire souvent persécutés, les Berbères sont profondément attachés à leurs traditions et revendiquent leur identité. Ils sont nomades ou sédentaires, musulmans, chrétiens ou juifs et représentent une minorité qui résiste à la tyrannie. Ferhat Bouda présente ici deux volets de son travail effectué au Niger et au Maroc. Les Amazighs sont délaissés des gouvernements et vivent souvent sans électricité, sans dispensaire, sans école, mais parviennent à s’auto-suffire grâce à leurs connaissances ancestrales. Bien souvent, les hommes quittent les villages pour travailler en ville. Les femmes sont alors les gardiennes de la mémoire vivante des traditions amazighes.
Légende photo : Berbères du Maroc. Depuis le décès de leur père en 2013, qui a mis fin à leur vie nomade, Djawad et sa sœur s’occupent du bétail. C’est le seul revenu de leur famille. Timetda dans la région d’Amejgag, 2016 (crédit : agence VU).
Les Berbères, Galerie de la SCAM (Paris)

Du 26 avril au 19 mai

Sovan Philong

Une fois la nuit tombée sur Phnom Penh ou Siem Reap, seuls les centres touristiques et les grands axes sont bien éclairés, le reste de la ville s’enfonçant dans une quasi totale obscurité. C’est le territoire et le moment choisi par Sovan Philong qui, à la manière d’un explorateur urbain nocturne, sillonne sur sa moto ces quartiers mal ou peu éclairés à la recherche des scènes de vie qui s’y cachent. Quand il les trouve, il se sert du phare de son véhicule pour éclairer son sujet et faire ses images. Avec humour, il se compare parfois au chasseur qui attrape le lapin dans le faisceau lumineux, tant il est vrai que les personnages paraissent figés comme de fugaces apparitions un peu étranges et mystérieuses par leur absence d’expression. Encore une fois, c’est beau une ville la nuit.
Légende photo :Two sisters (Deux sœurs). Crédit : Sovan Philong.
In the city by night (Dans la ville la nuit), Galerie Lee, Paris. Exposition partenaire du festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui.

Jusqu’au 20 mai

La photographie française

Au début des années 1980, Jean-Luc Monterosso, qui n’est pas encore directeur de la Maison européenne de la Photographie, se rend à New York où il rencontre alors le conservateur de la collection photographique du MoMA. Il lui demande ce qu’il pense de la photographie contemporaine française et la réponse tombe : « It doesn’t exist ! » Trente ans plus tard, à l’occasion de son départ de la MEP, Jean-Luc Monterosso lui répond par cette exposition sur la photographie française de 1980 à nos jours, qui prend la forme d’un récit très personnel et subjectif, avec des partis pris et des convictions.
Légende photo : Oaxaca, Mexique, 1980 (crédit : Sebastião Salgado/Amazonas Images/Collection MEP Paris).
La photographie française existe… Je l’ai rencontrée, Maison Européenne de la Photographie (Paris).

Jusqu’au 20 mai

Raoul Hausmann

Raoul Hausmann fut membre du mouvement Dada à Berlin, initiateur de la poésie sonore, pionnier du collage et du photomontage, écrivain, directeur de revues. De cet expérimentateur en tous genres, Laszlo Moholy-Nagy disait « Tout ce que je sais, je l’ai appris de Raoul. » L’exposition reconstitue une œuvre photographique mal connue à partir de 130 tirages d’époque réalisés par ce photographe passionné et prolifique, sensible et lyrique.
Légende photo : Regard dans le miroir, 1930 (musée départemental d’art contemporain de Rochechouart).
Un regard en mouvement, Jeu de Paume (Paris).

Jusqu’au 20 mai

Susan Meiselas

Exposition rétrospective consacrée à la photographe américaine Susan Meiselas, qui réunit une sélection d’œuvres allant des années 1970 à nos jours. Membre de Magnum Photos depuis 1976, Susan Meiselas questionne inlassablement la pratique de la photographie documentaire. Elle s’est fait connaître par ses images sur les zones de conflit en Amérique centrale dans les années 1970 et 1980, notamment par la force de ses photographies en couleur. Couvrant de nombreux sujets et pays, de la guerre aux questions des droits de l’Homme, de l’identité culturelle à l’industrie du sexe, elle utilise la photographie, le film, la vidéo et parfois des matériaux d’archives dans une volonté constante de construire des récits auxquels elle associe ses sujets en tant qu’acteurs. L’exposition met en évidence cette démarche unique, qui traverse les conflits dans le temps avec une approche personnelle autant que géopolitique.
Légende photo : Dee et Lisa, Mott Street, Little Italy, New York, 1976. Série « Prince Street Girls » (crédit : Magnum Photos).
Médiations, Jeu de Paume (Paris).

Jusqu’au 20 mai

Olivia Gay

Le travail d’Olivia Gay s’articule autour de la représentation féminine, spécifiquement dans un contexte professionnel, mais aussi, parfois, dans un cadre plus intime : les dentellières de Calais, les prostituées de Cuba, les détenues de la maison d’arrêt de Caen ou bien encore les religieuses du monastère Saint-Maximin en Provence. À distance d’un photojournalisme qui privilégie l’instant décisif et les images choc, Olivia Gay poursuit une longue et patiente quête d’un regard. Regard sur le travail sous toutes ses formes et sur les femmes, dont elle narre la rencontre à chaque fois singulière. Elle s’intéresse aux postures, aux gestes et aux regards des corps qu’elle photographie. L’importance toute particulière de la lumière et de la couleur, l’utilisation de costumes et d’un fond neutre permet de décontextualiser la photographie, donnant une valeur iconique et intemporelle aux clichés.
Légende photo : Yuleisy, Jineteras, Cuba, 1997 (crédit : Olivia Gay).
Envisagées, Maison Européenne de la Photographie (Paris).

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