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Notre sélection d’expos & de festivals

On y va ?

Les expos à ne pas rater

Du 27 oct. au 25 novembre

Claudine Doury

Lauréate en 2017 du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière en partenariat avec l’Académie des beaux-arts pour son projet Une odyssée sibérienne, Claudine Doury le travail réalisé dans ce cadre tout au long de l’année. C’est l’histoire d’un retour. Dans son projet présenté au jury du Prix, Claudine Doury avait proposé de retourner sur les traces des personnes rencontrées en 1991 et 1998 le long du fleuve Amour. Elle souhaitait ainsi témoigner à la fois du passage du temps sur ces familles photographiées alors, mais aussi des mutations qui avaient pu s’opérer à plus grande échelle sur ces populations. Le travail exposé est un portrait actuel et intimiste de ces familles nanaï et oultches retrouvées par au cours de plusieurs voyages effectués en 2018 le long du fleuve Amour, de Khabarovsk à Bogorodskoye. Conçu comme une sorte de journal mental restituant plusieurs strates temporelles du passé de ces familles et de ces peuples, c’est également un témoignage sur l’évolution de ces terres à la frontière de la Chine, ce puissant voisin qui redessine à grands pas la géopolitique de toute la région.

Légende photo: Le Fleuve Amour à Nergen, 2018

Académie des Beaux-Arts, Paris

Du 17 oct. au 6 janvier 2019

I am a man

L’exposition propose un large choix de photos d’amateurs et de professionnels documentant le Mouvement des Droits Civiques et son action dans le sud des États-Unis pendant la décennie 1960-1970, témoignant de cette période trouble et violente. Leurs images éclairent par ailleurs l’intégration du mouvement dans la vie quotidienne du Sud. De nombreux événements clés ont été immortalisés: l’admission de James Meredith à l’Université du Mississippi, les rassemblements du Ku Klux Klan en Caroline du Nord, la marche pour Selma en Alabama, la grève des éboueurs de Memphis, les funérailles de Martin Luther King, le convoi de Mulets (convoi funéraire de Martin Luther King après son assassinat) et la marche pour les pauvres sur Washington. Ces photographies prises il y a une cinquantaine d’années témoignent des sacrifices courageux consentis pour garantir les droits civiques des Noirs Américains, un combat malheureusement encore trop d’actualité aujourd’hui.

Légende photo: Enterrement de Martin Luther King. © Bob Adelman

Pavillon Populaire, Montpellier

Du 17 oct. au 27 janvier 2019

Liu Bolin

Première exposition muséale de Liu Bolin en Suisse, «Le théâtre des apparences» rassemble près de cinquante photographies monumentales et plusieurs sculptures illustrant les grands thèmes abordés par l’artiste chinois au fil de sa carrière: les stratégies politiques et économiques du pouvoir chinois, les traditions ancestrales et les symboles religieux et culturels, les actions individuelles ou collectives de résistance, la transformation de l’environnement urbain, les dérives écologiques et la mise en place d’une société d’hyperconsommation.

Et aussi Matthias Bruggmann le lauréat de la deuxième édition du Prix Élysée, pour son projet sur la Syrie.

Légende photo: Water Crisis_Hiding in the City, 2013. © Liu Bolin/Courtesy Galerie Paris-Beijing

Musée de l’Élysée, Lausanne Suisse

Du 17 oct. au 10 février 2019

Martine Franck

«Une goutte d’eau dans la rivière, mais j’y crois. Pour être photographe, il faut un bon œil, le sens de la composition, de la compassion et un sens de l’engagement.»

«L’appareil est en lui-même une frontière, passer de l’autre côté, on ne peut y parvenir qu’en s’oubliant soi-même, momentanément.»

«Ce qui me frappe en photographie, c’est qu’il y a une envie de comprendre, de se comprendre. C’est une quête incessante de la vie.»

«Je me sens concernée par ce qui se passe dans le monde et impliquée dans ce qui m’entoure. Je ne veux pas seulement “documenter”, je veux savoir pourquoi telle chose me dérange ou m’attire et comment une situation peut affecter la personne concernée. Je ne cherche pas à créer une situation et ne travaille jamais en studio; je cherche plutôt à comprendre, à saisir la réalité. J’ai trouvé dans la photographie un langage qui me convient.» Martine Franck.

Légende photo: Piscine conçue par Alain Capeillères, Le Brusc, été 1976. © Martine Franck/Magnum Photos

Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris

Du 19 oct. au 13 janvier 2019

Pentti Sammallahti

C’est une œuvre toute en délicatesse d’un nomade autoproclamé qui a consacré sa vie à observer et à enregistrer patiemment le monde tel qu’il le perçoit. Ses images sont paisibles, très minutieusement composées, empreintes d’un soupçon d’humour et souvent habitées par des animaux, chiens et oiseaux en particulier. Cette figure référente de la photographie finlandaise a été largement publiée, exposée et même sélectionnée par Henri Cartier-Bresson comme l’un de ses cent photographes favoris. «Enfant, j’étais entouré de photos. Mon père a fait des études d’artiste et même s’il gagnait sa vie comme orfèvre, il a continué à peindre, dessiner et graver tout au long de sa vie. Sa mère avait été photographe en Laponie mais a malheureusement abandonné sa profession lorsqu’elle s’est mariée. Ses tirages de paysages et de personnages étaient incroyablement beaux et inspirants. En visitant avec mon père l’exposition Family of Manà l’Helsinki Art Hall en hiver, en 1959-1960, je lui ai dit que je savais ce que je voulais faire dans ma vie, devenir photographe. Je n’ai pas de façon particulière de photographier et je ne fais pas trop de projets à l’avance, mais je me promène en essayant seulement de garder les yeux ouverts.»

Légende photo: Helsinki, Finlande, 2002.© Pentti Sammallahti/Courtesy galerie Camera Obscura

Maison de la photographie Robert Doisneau, Gentilly

Jusqu’au 6 janvier 2019

Mathieu Pernot

Comment des formes et idées peuvent-elles naître d’un lieu d’enfermement? La prison de la Santé, construite en 1867 dans le 14earrondissement de Paris, a connu des prisonniers célèbres, comme le poète Guillaume Apollinaire (1911) ou le gangster Jacques Mesrine, qui s’en évade en 1978. Ce n’est pourtant pas cette histoire-là qu’a cherché à capturer Mathieu Pernot lorsqu’il photographie, en 2015, la destruction de la maison d’arrêt. Dans ce bâtiment patrimonial, l’artiste a voulu comprendre comment la prison produit des formes et idées qui lui sont propres. Car depuis ce monde clos, les détenus font exister un monde extérieur qu’ils inscrivent dans l’intérieur de leur cellule. «En avril 2015, alors que les derniers détenus venaient d’être transférés vers d’autres établissements pénitentiaires, je me suis rendu à plusieurs reprises à la maison d’arrêt de La Santé. J’ai photographié l’ensemble du bâtiment et parcouru l’intégralité des cellules pour y inventorier les graffitis inscrits sur les murs et prélever les images qui y étaient encore accrochées. L’exposition dresse un état du monde vu de la cellule et confère à la détention un récit du dedans.»

Légende photo: La Santé, 2015. © Mathieu Pernot

Le Cent Quatre, Paris

Jusqu’au 23 novembre 2018

Stéphanie Buret

«Une atmosphère de film d’anticipation plane le long des avenues encore un peu vides, bâties sur des polders gagnés sur les eaux boueuses de la mer Jaune. À 60 km de Séoul, la ville laboratoire de la vie ultra-connectée de Songdo est le terrain de jeu et d’expérimentations du groupe Cisco, qui entame sa construction en 2003 et la terminera en 2022. Cette première grande ville intelligente a maintenant ses petites sœurs en chantier un peu partout dans le monde. Reliée par un spectaculaire viaduc à l’aéroport international d’Incheon, Songdo doit être un aérotropolis attirant les QG régionaux des multinationales dans une “ville idéale” inspirée de Sydney, New York ou Venise. Estimée à 35 milliards de dollars, cette “smart City” représente un exemple de ce que pourrait être la ville du futur. À l’heure où la Corée vient de subir le plus spectaculaire développement économique au monde, Songdo semble un terrain de recherches fascinant pour ce pays. Pays très axé sur le travail et l’éducation, le concept de “Smart City” a l’avantage de permettre à la Corée de penser pour la première fois le rapport travail/loisir. Et plus largement, de se questionner sur la notion de société de contrôle.»

Légende photo: Utopie futuriste. © Stéphanie Buret

Escale à la Grange aux Belles, Paris

Jusqu’au 6 janvier 2019

De Baldus a Le Gray

Le Domaine de Chantilly propose une exposition exceptionnelle présentant la remarquable collection de photographies de la seconde moitié du XIXe siècle réunie par le duc d’Aumale. Sont à découvrir: les célèbres marines de Gustave Le Gray, les vues des Alpes des frères Braun, les vues de Paris de Baldus, ou encore les photographies d’actualité de Robert Howlett, les premières photographies d’amateur et les prémices de la photographie industrielle. Né quelques années après les premiers essais de Nicéphore Niepce en 1816, le duc d’Aumale a 17 ans en 1839 lorsque François Arago offre au monde la technique photographique mise au point par Louis Daguerre devant l’Académie des Sciences et l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France. Du daguerréotype à la première image en couleurs, le duc d’Aumale collectionne des œuvres représentatives de la photographie de son temps. Sa collection recouvre la génération des pionniers de la photographie jusqu’au tournant du siècle.

Légende photo: Remorque au large, vers 1856-57. ©Gustave Le Gray. RMN-Grand Palais domaine de Chantilly

Les primitifs de la photographie du XIXe siècle à Chantilly

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