Vivian Maier

The color work

Jusqu’au 30 mars 2019

Les Douches Galerie

Paris

 

Place à la couleur!

Vivian Maier photographia inlassablement les rues de Chicago et New-York, mais son talent resta anonyme toute sa vie. Nourrice de profession, elle profita de chaque instant libre pour arpenter les rues, son Rolleiflex au cou, portant un regard aiguisé sur l’humain dans la ville et laissant des autoportraits saisissants. Elle ne montra ses photos à personne et sa récente découverte, véritable romance américaine, révèle une des photographes les plus brillantes de la street-photography. En 2007, John Maloof découvre dans une salle de vente de Chicago un lot contenant des milliers de négatifs, ainsi que des pellicules non développées et quelques tirages. Ses recherches lui permirent de découvrir que ce lot n’était qu’une partie d’un corpus qu’il rassembla en rachetant de nombreuses boîtes de négatifs, pellicules et documents. L’ensemble reste anonyme jusqu’à ce qu’il trouve au fond d’une caisse un ticket de laboratoire portant le nom «Vivian Maier». En tapant ce nom sur Google, il apprend par un avis de décès publié dans le Chicago Tribune que Vivian Maier est décédée quelques jours plus tôt, à l’âge de 83 ans. Née en 1926 dans le Bronx d’un père austro-hongrois et d’une mère française, elle passa son enfance avec sa mère, entre la France et les Etats-Unis. Il semble qu’une amie de sa mère, Jeanne Bertrand, photographe portraitiste, l’initiera à la photographie. Elle retourne aux États-Unis en 1951 et devient nourrice dans la banlieue de New-York. Elle s’achète un Rolleiflex et la photographie prend alors une part de plus en plus importante dans sa vie. Quittant New-York pour Chicago en 1956, elle entre au service d’une famille où elle y élève leurs trois enfants et utilise sa salle de bains pour y développer ses films. Débute alors la période la plus prolifique de l’œuvre de Maier. En quittant cet emploi dix-sept ans plus tard, elle ne peut plus développer elle-même ses films. Travaillant de famille en famille, elle emporte avec elle de plus en plus de pellicules non développées et de photos non tirées. Elle photographia jusqu’à la fin des années 1990, s’essayant à la couleur. Des films qui resteront également non développés, tant ses soucis financiers deviennent importants. Elle stocke alors ses négatifs, pellicules et documents dans un débarras. Ses affaires sont oubliées jusqu’à ce qu’elles se retrouvent sans qu’elle le sache en 2007 dans une vente aux enchères, pour impayés. Vivian Maier décède en 2009. Une partie de son œuvre est cataloguée par John Maloof, reconstruisant minutieusement un vaste corpus, entre 100000 et 150000 négatifs auxquels s’ajoutent des films et des documents audio.

 
 
 
 
 
 
 

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