Visa pour l’image

L’usage du monde

Jusqu’au 15 septembre 2019
Perpignan

 

Les Lauréats 2019

 

Comme chaque année depuis 1989, Perpignan devient, à la fin de l’été, la capitale du photojournalisme grâce au festival Visa pour l’image. Si on est loin en ce 31e anniversaire des approximations de la première édition, la passion qui anime les organisateurs n’a pas faibli avec le temps. Rendre compte par l’image de l’état du monde tel qu’il va reste le crédo, et on peut même parler de mission, du festival. Conflits, migrations, changements climatique et sociétaux, sont très logiquement les thèmes principaux que l’on retrouve dans la vingtaine d’expositions. Voyage au cœur des excentricités religieuses aux Etats Unis (Cyril Abad), mortalité maternelle (Lynsey Addario), migrants d’Amérique Centrale (Guillermo Arias), prisonniers en Italie (Valerio Bispuri), mouvement des gilets jaunes (Olivier Coret et Eric Hadj), Corée du Nord (Ed Jones), face cachée et tragique du tourisme de la faune (Kirsten Luce), agonie du lac Victoria (Frédéric Noy), remarquable travail sur la lutte contre le braconnage en RDC (Brent Stirton), Conflit au Yémen (Lorenzo Tugnoli ), Venezuela (Alvaro Ybarra Zavala) sont les points forts de cette édition. A noter également les rétrospectives de deux grands photoreporters français, Patrick Chauvel et Alain Keller, Thomas Morel-Fort, lauréat du prix Camille Lepage et Axelle de Russé Lauréate du Prix Pierre & Alexandra Boulat.

Cyril Abad
Hans Lucas
John vit à Berlin, dans le Maryland. Fervent croyant, employé à la mairie d’Ocean City, c’est aussi un ancien cycliste professionnel. Le soir après sa journée de travail, il monte sur son drôle de vélo, le «Cross Bike», et part à la rencontre des jeunes dans les rues d’Ocean City durant le Spring Break pour les mettre en garde contre les dangers de l’alcool.

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Lynsey Addario
National Geographic/Getty Images
Morte d’une hémorragie massive après avoir donné naissance à des jumeaux à l’hôpital public de Magburaka, Mamma Sessay va être enterrée dans son village. Sierra Leone, mai 2010.

 

Guillermo Arias
AFP
Des migrants d’une caravane composée en majorité de Honduriens montent à bord d’un camion devant un parc éolien, sur la route entre Santiago Niltepec et Juchitan. Près de La Blanca, État d’Oaxaca, Mexique, 30 octobre 2018.

Valerio Bispuri
Des détenus font de la gymnastique pendant la promenade, à la prison de Regina Coeli. L’image évoque Jésus sur la croix avec les deux gardes à ses pieds. Rome, Italie, 2016.

Olivier Coret
Divergence pour Le Figaro Magazine
Affrontements devant l’Arc de triomphe. Paris, 1er décembre 2018.

Ed Jones
AFP
Des enfants souriants, vêtus de costumes éclatants et maquillés, chantent à tue-tête le dernier morceau de leur spectacle: «Nous ne pouvons pas vivre sans vous, Père», une ode à Kim Jong-un. École maternelle de Sinuiju, 1er décembre 2018.

Kirsten Luce
National Geographic
Un macaque donne l’une de ses multiples représentations quotidiennes. Lorsqu’ils ne sont pas forcés à exécuter ces numéros, les singes sont enfermés dans des petites cages individuelles. Des panneaux expliquent qu’après la fermeture de l’école ils sont transférés dans des endroits plus confortables pour la nuit, mais c’est faux. École pour singes Mae Rim, Chiang Mai, Thaïlande.

Frédéric Noy
5 heures du matin. Le vent change de direction à Dunga Beach, ouvrant enfin un passage aux bateaux en repoussant au large les jacinthes d’eau. Un pêcheur en profite pour se frayer un chemin vers le large, arc-bouté sur sa perche. Le soir, les jacinthes reviendront, bloquant l’accès au rivage sur des centaines de mètres. Kisumu, Kenya.

Brent Stirton
Getty Images
Exercice de camouflage et de dissimulation. Petronella Chigumbura (30 ans) est membre d’Akashinga, une unité anti-braconnage composée exclusivement de femmes. Réserve naturelle de Phundundu, Zimbabwe, juin 2018. Akashinga (les braves) est une unité de rangers créée comme modèle de conservation alternatif. Ces rangers travaillent avec plutôt que contre les populations locales, dans l’intérêt à long terme des communautés et de l’environnement. Akashinga recrute des femmes issues de milieux défavorisés qui s’émancipent grâce à leur emploi, et aide les habitants à bénéficier directement de la protection de la faune. D’autres stratégies, notamment celle consistant à utiliser les droits dont s’acquittent les chasseurs de trophées pour financer la conservation, ont été critiquées et perçues comme imposées de l’extérieur sans tenir compte des besoins des populations locales.

Lorenzo Tugnoli
The Washington Post/Contrasto
Saleh Abdo Ahmed et son fils Abdo Saleh chez eux, dans le village d’Al-Jarb. Abdo (3 ans) souffre de malnutrition sévère et risque de mourir. Quelques jours auparavant, sa mère est partie car son mari refusait d’emmener leur enfant dans une clinique. Aslam, Yémen, 7 décembre 2018.

Alvaro Ybarra Zavala
Des membres d’un gang surveillent leur quartier d’un poste stratégique, hors de portée de la police. Le gang m’a autorisé à prendre des photos à certains checkpoints à condition de ne divulguer ni leurs identités ni la situation géographique des lieux. Caracas, Venezuela, septembre 2015.

Patrick Chauvel
Soldat cambodgien des forces gouvernementales combattant les Khmers rouges près de Phnom Penh. Cambodge, 1974.

Alain Keler
MYOP
Confession publique. Chantiers navals Lénine, Gdansk, Pologne, 23 août 1980.

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Thomas Morel-Fort
Hans Lucas
Tita, nourrice, se repose dans le patio en surveillant l’enfant de ses patrons. Comme ils avaient des invités, ils l’ont fait dormir dans le couloir avec le bébé qui ne fait pas ses nuits. C’est le jardinier qui lui a prêté son matelas pour qu’elle soit un peu mieux. Ses employeurs, des Libyens, lui ont pris son passeport pour qu’elle ne puisse pas s’enfuir. Côte d’Azur, 9 août 2016.

Axelle de Russé
Hans Lucas
Levée d’écrou pour Magalie. Après 4 ans derrière les barreaux, elle est libre. Reims, 11 octobre 2018.


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