William Daniels

Wilting Point

Jusqu’au 11 avril 2019

Pavillon Carré de Baudouin

Paris

Survivre

En botanique, le «wilting point» (ou «point de flétrissement» en français), est le seuil au-delà duquel une plante, par manque d’eau, ne pourra plus survivre. Dans notre monde, il existe bien d’autres points de rupture, qui maintiennent un lien fébrile entre vie et mort. Cette exposition vise à présenter une installation inédite des différents travaux de William Daniels, photographe documentaire soucieux des questions sociales et humaines. L’auteur déploie un regard personnel, percutant et intimiste sur des territoires aux identités confuses, qui semblent voués à une instabilité chronique tels la Centrafrique, le Kirghizistan ou la frontière Bangladesh-Myanmar. Il connait les visages du paludisme autour du globe, ceux de la bataille de Tripoli, des camps de réfugiés des Rohingya. Son outil, l’appareil photographique, lui a permis d’être un témoin international de ces circonstances sinistres souvent peu relayées, au sein desquelles se joue pourtant une réalité des mondes contemporains.
Dans la photographie de William Daniels, deux approches se font face: celle, directe, incisive, narrative et descriptive, qui prévaut dans l’univers du reportage documentaire et puis celle, théorique, émotionnelle, qui exprime le sentiment personnel de l’auteur.

Des femmes et des enfants dans l’enclave musulmane de Boda, où près de 11000 déplacés, principalement d’ethnie peule, sont réfugiés. Lorsqu’ils quittent celle-ci, ils sont attaqués par des milices chrétiennes anti-balaka qui n’hésitent pas à assassiner femmes et enfants à la machette.

Bangladesh, 2017

Des pêcheurs se préparent à partir en mer, près du village de Shamlapur. Ils sont pour la plupart des réfugiés rohingyas originaires de l’État de Rakhine à l’ouest du Myanmar.

Bangui, Centrafrique, 2014


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