Raghu Rai

Voyage dans l’instant

Jusqu’au 05 janvier 2020

Palais de l’Institut de France, Paris

Exposition somptueuse d’un très grand auteur, lauréat du 1er Prix de Photographie de l’Académie des beaux-arts / William Klein qui honore un photographe pour l’ensemble de sa carrière et son engagement en faveur de la photographie. Connu pour sa série sur les conséquences de la tragédie du gaz toxique de Bhopal en 1984, les portraits de Mère Teresa, Indira Gandhi et du dalaï-lama, Raghu Rai, dont la fille Avani dit «Mon père est un peintre et son pays est sa toile» travaille depuis plus d’un demi siècle à raconter l’Inde par des images tant en noir et blanc qu’en couleur, faisant preuve dans les deux cas du même talent. C’est une immersion dans un pays bruissant de couleurs et de vie, de scènes parfois captées en format panoramique comme s’il s’agissait d’embrasser le plus largement possible l’énergie et l’âme d’un peuple. Ces images, à la composition rigoureuse, témoignent de l’attention aigüe avec laquelle Rai observe le monde et manifeste une intégrité qui traverse le temps.

«Dans mon travail, j’ai cherché à me concentrer sur les équations changeantes de notre époque, en essayant d’enregistrer les plus profondes réponses humaines universelles aux réalités, à l’énergie, à l’esprit. En Inde, comme dans le reste du monde, nous vivons une ère de millions d’images éphémères. Heureusement, une bonne photographie peut communiquer des niveaux plus profonds d’expérience humaine ; elle peut changer notre vision du monde et ouvrir la possibilité d’une autre vision, d’un éveil. (…) Nous saisissons la réalité, la vérité, non seulement son aspect physique, mais aussi les vibrations intérieures d’un espace ou d’une personne. Les vibrations viennent en chuchotements doux, et uniquement dans des moments où l’on a l’esprit calme et l’on fait silence en soi. Ce que vous reflétez à travers votre image a saisi la réalité physique avec son aura intérieure. On dit qu’une bonne photo vaut un millier de mots. Mais des milliers de mots peuvent faire beaucoup de bruit. On pourrait s’accorder un moment de silence, un moment dans un espace non-négociable. Si tant d’histoires ont été racontées encore et encore de tant de manières différentes en mots et en photographies, le silence, en revanche, est rareRaghu Rai

Plongeon dans le puit Ugrasen Baoli, Delhi, 1971.

Calcuta, 1990.

 

Lutteurs, Ankhara, Delhi, 1979.

Voyageurs à la gare de Churchgate, Mumbai, 1996.

 

Varanasi (Bénarès), Uttar Pradesh, 2010.

Trafic au bazar Chawri, Delhi, 1965.

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