Selfie or not selfie?

Olivier Culmann

La pratique est massive et a rencontré un succès fulgurant, envahissant nos écrans et nos vies. Si son aspect narcissique est incontestable, son potentiel conversationnel et universel ouvre un champ de réflexion qui va bien au-delà. La combinaison des selfies et des réseaux sociaux est l’outil d’un immense dialogue social; ces images sont avant tout destinées à être partagées avec les autres, en signe d’ouverture et d’échange. Le rejet que le selfie a pu susciter et les débats qu’il génère montrent à l’évidence l’impact politique de cette pratique foisonnante et collective. Il souligne la ligne de partage entre culture bourgeoise, donc distinguée, et culture populaire, donc vulgaire, tel que l’a étudié le sociologue Pierre Bourdieu*.

Verbatim

«Ce projet d’exposition est à l’initiative de Fanny Dupêchez, la directrice artistique du festival, qui savait que je m’étais déjà intéressé au selfie, plus particulièrement lors d’un projet en Corée du Sud en 2014/ 2015. Pendant ce séjour, je m’étais amusé à faire une visite de Séoul en faisant des selfies avec la fameuse perche que l’on pouvait alors trouver absolument partout. Les Coréens l’utilisaient beaucoup et j’ai fait toute une série avec mon téléphone parce que je me questionnais sur cette inversion du principe photographique, l’appareil retourné vers soi-même, alors qu’habituellement, il est dirigé, comme notre regard, vers les autres. Je me suis demandé pourquoi, à un moment donné, il y a eu cette nécessité d’inversion, ce besoin de faire différemment et la façon dont ça s’était développé. Par ailleurs, je m’intéresse beaucoup aux pratiques photographiques. Le dernier long projet que j’ai fait en Inde questionnait beaucoup les pratiques actuelles de la photographie, et en particulier celle en studio, l’utilisation du numérique, la modification de l’image par le biais de Photoshop et de toutes les applications existantes.

La préparation de cette exposition a été passionnante mais c’est un gouffre sans fond. C’est évidemment une recherche qui prend beaucoup de temps parce que quand tu commences à creuser, tu te rends compte qu’il y a différentes pratiques, des choses très spécifiques en fonction des individus, des pays, de plein de choses finalement. C’est vraiment très très vaste.

Pour le définir, le selfie, c’est principalement l’appareil retourné vers soi à bout de bras ou de perche, ou bien qui montre une partie de son corps ou enfin qui capture son reflet dans un miroir. L’exposition s’appelle  «Selfie: ego/égaux», à cause de cette histoire de retournement du regard avec lequel on perçoit tout à coup cette nécessité d’exister, de se montrer soi-même, quelque chose qui a à voir avec l’ego. Une très grande partie de la population mondiale possède maintenant un smartphone, ce qui donne à cette pratique un côté encore plus populaire que ne pouvait l’être la photographie auparavant, et c’est ce qui fait tout son intérêt. Il y a aussi quelque chose que je trouve très intéressant, c’est le fait qu’avec le progrès technologique, faire aujourd’hui une photo techniquement réussie est quasiment à la portée de tout le monde. En revanche, faire une photo qui a du contenu, c’est un peu plus compliqué. C’est très perturbant pour les photographes professionnels. Auparavant c’était un peu leur privilège que de pouvoir faire une belle photo, mais comme désormais tout un chacun peut faire la même chose, ça oblige à se questionner davantage et surtout à donner du sens à ce que l’on fait. On peut considérer ça comme étant plutôt une bonne chose. S’il y a une perte de pouvoir de certaines catégories professionnelles sur la maîtrise de la forme, il reste finalement le plus important, c’est à dire le fond.

Pour trouver les images de cette exposition, j’ai passé, évidemment, énormément par le biais d’Internet et des réseaux sociaux. Quand on regarde aujourd’hui dans la plupart des dictionnaires la définition même du selfie, c’est un autoportrait photographique mais qui s’en démarque parce que réalisé pour être destiné à quelqu’un. C’est caractéristique avec des applications comme Snapchat où la photo est amenée à disparaître, ce qui peut paraître contradictoire avec la définition même de la photographie, théoriquement destinée à être conservée. Sa fonction est quasiment de l’ordre du langage et je trouve qu’il y a là une vraie différence, comme une sorte de mode de communication qui n’est en fait destiné qu’aux d’autres, qui appelle une réponse. Bien sûr, cela reste quand même égocentrique dans une société mondialisée où finalement exister soi-même est peut-être de plus en plus difficile. D’où cette nécessité de dire qu’on est là en envoyant une image de soi, presque comme une bouteille à la mer, en espérant que quelqu’un va y répondre.

Il y a un exemple de cette volonté de proximité dans le domaine de la photographie érotique. Auparavant, quand quelqu’un posait, on savait que cette fille nue (ou cet homme) n’était pas seul(e), qu’il y avait le photographe comme intermédiaire. Aujourd’hui, avec le geste du bras tendu devant un miroir, cette même personne se photographie toute seule dans une intimité beaucoup plus proche de qui la regarde. Il y a aussi cette idée de dialogue avec les selfies des «people». D’un côté, leur image est construite de façon très professionnelle, très cadrée, très réfléchie, mais ces mêmes stars vont, par ailleurs, faire des images de cette manière particulière, un peu chaotique. Cela les rapproche de leur public, la barrière tombe.

Il y a aussi le selfie fait par les gens avec la star ou l’homme politique, et c’est une sorte de prise de contrôle de l’image. Mais elles et ils sont un peu obligés de jouer le jeu et, finalement, faire de telles photos, ça leur rend service. Le prince Harry a été critiqué parce qu’il s’était énervé et avait refusé de faire un selfie avec quelqu’un, ce qui voulait bien dire qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes, comme pour dire: «On n’entre pas dans mon image, c’est mon territoire et on n’est pas du même monde.»

Mon fil conducteur, c’est qu’il s’agit d’une exposition de selfies et non pas sur des gens en train de faire des selfies. C’était un parti pris que j’ai chapitré en essayant de représenter différentes catégories très représentées et d’autres, beaucoup plus spécifiques. Dans les secteurs les plus présents, comme dans le tourisme, j’ai encore resserré en me limitant à la tour Eiffel et la Joconde. Celle-ci m’a intéressé parce que c’est une image à laquelle on tourne le dos et, plutôt que de la regarder, on se photographie avec elle. Il y a des catégories qui sont très spécifiques, comme en Tunisie où les gens ont fait des selfies aux endroits de leurs villes où les poubelles n’étaient pas enlevées, pour ensuite les envoyer sur un site municipal et dire en gros: «Mais faites donc votre boulot!». C’est une façon pour des habitants de dire qu’ils sont là et qu’ils sont impliqués dans les problèmes de leur ville.

Je prĂ©sente aussi une sĂ©rie faite par une jeune femme. Chaque fois qu’elle est emmerdĂ©e par un ou des mecs qui la draguent dans la rue et qui lui disent des choses plus ou moins vulgaires ou agressives, elle publie leurs tronches sur Instagram. Également, des travaux fait par des artistes comme Romain Leblanc qui s’est photographiĂ© dans son quotidien le plus banal avec un grand sourire parce que tout le monde le fait sur les selfies, alors que ce qu’il photographie n’a strictement aucun intĂ©rĂŞt. J’ai trouvĂ© aussi des Russes qui se photographient avec des SDF en train de dormir ou allongĂ©s sur le sol et ça les fait beaucoup rire. Une jeunesse dorĂ©e qui trouve ça très drĂ´le mais c’est ultra violent. Dans un genre un peu Ă©rotique mais un peu particulier, il y a aussi le «One Finger Challenge» qui consiste Ă  faire un selfie nu devant un miroir en faisant que ton doigt cache ton sexe et que le reflet de ce doigt dans le miroir cache les seins pour contourner l’interdit des rĂ©seaux sociaux. Citons encore les «leggfies» (de l’anglais «legg» jambe et selfie), photos de ses cuisses et genoux quand on est Ă  la plage, et que des petits rigolos ont dĂ©tournĂ©s en photographiant des saucisses de Strasbourg…

Il y a aussi un petit chapitre sur les accidents, des gens qui sont morts à cause des selfies, quand le besoin de se montrer, d’exister devient extrême et absurde. C’est totalement foisonnant, il y a de tout et j’ai dû faire des choix sinon c’est sans fin. Je pourrais y travailler pendant des années. Heureusement, j’ai été aidé par une assistante plus jeune que moi qui a beaucoup contribué aux recherches grâce à sa bonne culture des réseaux sociaux. L’ampleur du phénomène m’a énormément surpris: quand tu commences à creuser, tu te rends compte que c’est sans fin.

Cette recherche a fait évoluer ma perception du phénomène. J’avais, un peu comme toute le monde, une vision vaguement négative de la chose et je voyais surtout le côté égocentrique, mais quand tu prends le temps d’analyser, tu te rends compte que ce n’est en fait pas si simple. Le côté populaire du selfie est dénigré par certains qui le considèrent comme un truc médiocre. Oui, c’est vulgaire, mais au sens propre du terme, c’est à dire que cela concerne le peuple.»

Propos recueillis par Gilles Courtinat

Olivier Culmann est le commissaire d’une exposition consacrée au selfie, au festival Portrait(s) à Vichy.
*La distinction, critique sociale du jugement, Pierre Bourdieu (Editions de Minuit).

En savoir+

#Seoulfie
Olivier Culmann, Corée du Sud, 2014
À New York, après le 11 septembre 2001, chacun visait, tendait le bras, grimpait, voulait une photo. De quoi? D’un lieu vide, de rien donc, mais il fallait en posséder sa propre image, comme pour dire ou prouver que, à un moment donné, on avait été là. On était quelques mois avant l’invention du mot selfie et quelques années avant l’inversion de la pratique photographique jusqu’alors exercée. Car soudainement, on n’a plus eu besoin du photographe, du regard de l’autre. Des autres? Soudainement chacun d’entre nous s’est pris au je(u) de se photographier, de se (re)garder. Comme s’il fallait à tout prix prouver ou se prouver sa propre existence et sa présence en ce monde. Réalisée en Corée du Sud en 2014, la série Seoulfie est née de ce constat et des interrogations qui en découlent. De façon systématique, elle propose une visite de la ville de Séoul sur ce mode photographique autocentré. Amarré à sa tige à Selfie, comme à une bouée qui l’empêcherait d’être emporté par le flot incessant d’images, l’individu s’y reproduit à l’infini. Au risque de ne plus savoir qui, de lui-même ou de l’image, survivra à l’autre.

#Chinventures
Michelle Liu, Boston, États-Unis
Devant des sites notoires du monde entier et en utilisant le processus qu’elle nomme «le menton», Michelle Liu réalise des selfies sous un angle qui ne la met pas en valeur. Intitulée Chinfies et commencée en 2016, cette série s’est développée sur son compte Instagram Chinventures (*). Elle y prend et assume le contrepied du selfie classique sur lequel la personne (le sujet) est mise en avant et le site relégué au second plan. Jouant à la fois de l’autodérision et avec l’esthétique de la «carte postale», Michelle Liu se moque de cette pratique intempestive du selfie et des touristes qui se prennent sans arrêt et partout en photo. Alors qu’un grand nombre utilise des applications pour faire disparaître leurs boutons, blanchir leurs dents ou transformer la forme de leur visage, elle nous invite à ne
pas nous prendre trop au sérieux et à nous accepter tels que nous sommes.

(*) En anglais, le mot chin veut dire menton (mais, dans ce contexte, il fait sans doute aussi
allusion aux mots China ou Chinese). On pourrait donc traduire Chinventures par Les
Aventures d’un menton ou Les Aventures d’un menton chinois.

#OneFingerChallenge
D’après le site Internet The Blemish, le One Finger Challenge trouve ses origines dans un dessin posté par l’artiste japonais nommé Sky-Freedom sur Sina Weibo, un équivalent chinois de Twitter. Pratique majoritairement féminine, elle consiste à faire un selfie de soi nue, dans un miroir, en utilisant un seul et unique doigt pour cacher à la fois son sexe et ses seins. Le vrai doigt cachant le premier et son reflet dans le miroir cachant les seconds. L’enjeu est de pouvoir ensuite diffuser une photo de soi nue qui contourne les règles de «bienséance» des applications pudibondes qui règnent sur Internet. Celles-ci censurent en effet plus rapidement sur les réseaux sociaux l’apparition d’un poil pubien que les publications extrémistes ou terroristes. On constate que l’index est le doigt le plus souvent utilisé, mais il arrive, sans doute en réaction à ce puritanisme dominant, que le majeur le soit également.

#SelfieMacron
Deux jours avant la passation de pouvoir, Emmanuel Macron a remercié son équipe de campagne en réalisant avec elle un selfie de groupe qu’il a diffusé sur son compte Twitter. Comme nombre de personnalités publiques et afin de donner une image de soi plus accessible, Emmanuel Macron n’échappe pas à l’obligation de la pratique du selfie. Une double construction d’image s’impose en effet aujourd’hui à ces personnalités: d’une part une image de soi officielle, réalisée par un photographe professionnel sous le contrôle assidu d’un service de communication, et d’autre part une image de soi non professionnelle, non prévue et offerte au «peuple» sous la forme d’un selfie commun. Ce fameux selfie de fin de campagne se situe volontairement entre les deux et c’est peut-être ce qui l’a rendu surprenant, puis viral. Car, très rapidement, nombre d’internautes s’en sont emparés et l’ont détourné à outrance. A tel point qu’un site, le Selfie Macron Generator, a détouré la tête du nouveau président afin que chacun puisse la récupérer et s’amuser à créer son propre montage. Pour des raisons mystérieuses et à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce site n’est plus accessible.

#400Nudes
Jillian Mayer, Floride, États-Unis
S’interrogeant sur les caractéristiques du selfie nu sur Internet, Jillian Mayer a collecté 400 selfies de femmes nues ou presque nues. Elle y a ensuite remplacé chaque visage par son propre visage, préalablement photographié dans les mêmes conditions (angle, lumière, colorimétrie…), puis a rediffusé ces nouvelles versions sur différentes plateformes Internet.  Sans aucun jugement moral, sa série pointe cette tendance paradoxale qui pousse nombre de femmes à s’exposer publiquement (notamment au danger du «Revenge Porn»), tout en espérant rester anonymes. Mais elle a aussi le mérite de révéler cette pratique du selfie qui a renouvelé la photographie érotique. Le selfie nu crée en effet une proximité et un lien direct avec son spectateur. L’absence d’une tierce personne – photographe ou professionnel de la pornographie – lors de la prise de vue, rend plus intime la relation regardé/regardeur: elle – seule – a posé et réalisé cette photographie pour moi – seul. Cela peut sembler anecdotique mais cette proximité accentuée par la facilité d’accès que permet le selfie, a transformé, si ce n’est révolutionné, le genre en question.

#Sellotapes
Le principe du Sellotape selfie consiste Ă  s’entourer la tĂŞte de ruban adhĂ©sif, de se prendre en photo, de «poster» l’image sur les rĂ©seaux sociaux, puis d’inviter un ami Ă  faire de mĂŞme. Cette pratique, inspirĂ©e du film Yes Man avec Jim Carrey, reprend l’un des principes de la Neknomination, expĂ©rience qui consiste Ă  se filmer en train de boire une grande quantitĂ© d’alcool, puis d’inviter et dĂ©fier ses amis Ă  faire la mĂŞme chose. Selon le Daily Mirror, ce mouvement a Ă©tĂ© initiĂ© par Lizzie Durley, une Ă©tudiante de 21 ans. Optimiste, elle espĂ©rait 3000 fans le jour du lancement de la page FaceBook du Sellotape. Le soir mĂŞme, elle en avait 50 000 sur cette page. A l’inverse de la Neknomination qui a provoquĂ© divers accidents et dĂ©cès, le Sellotape n’a pour l’instant pas fait de victime. Il semblerait donc que l’abus de Scotch soit moins risquĂ© que l’abus de whisky.

#ComOsAmigos
Thiago Correa, Brésil, 2015
Thiago Correa est un voyageur créateur de contenus. Il vit à Rio de Janeiro, voyage dans les sites les plus incroyables qui existent et se photographie dans des lieux magnifiques où il fait toujours beau. Le selfie présenté ici le montre en compagnie de ceux qu’il considère comme son équipage. Ils sont jeunes, beaux et sportifs. Avec ou sans eux, Thiago Correa réalise des selfies surprenants, parfois très risqués, mais toujours splendides. Bref, il est un peu énervant. Comme pour les Roofers, l’esthétique est une condition essentielle à ses selfies. On ne risque pas sa vie pour une image médiocre. Au regard de la situation politique actuelle du Brésil, on pourrait déprécier l’insouciance qui règne globalement dans ses images. Ou inverser le point de vue et se dire que la légèreté, commune à la majorité des selfies réalisés aujourd’hui, est une réaction vitale face à un contexte mondial de plus en plus pesant et un avenir pronostiqué de plus en plus sombre.

#Legfies
Autre pratique majoritairement féminine, le legfie consiste à se photographier les cuisses (si possible sans montrer le reste de ses jambes) alors que l’on est tranquillement allongée au bord de la mer ou dans n’importe quel autre endroit de rêve. Du fait de la ressemblance visuelle des jambes huilées et bronzées avec des saucisses de type Francfort, cette catégorie de selfies est plus communément appelée le Hot Dog Legs Selfies. Ce nom serait apparu en 2013 lorsqu’un internaute a réagi à une photographie de ce type en commentant: «Oh I love hot dogs» («Oh j’adore les hotdogs»). Le terme a ensuite été repris et la pratique est rapidement devenue virale. Il s’agit donc de l’une des catégories de selfie où l’appareil est dirigé vers soi-même, mais sans que l’objectif soit du même côté que l’écran. On prend bien un selfie puisque l’on photographie une partie de soi, mais en utilisant l’appareil de façon traditionnelle. C’est également l’une des pratiques qui s’adresse à l’autre avec l’idée de le narguer: «Regarde dans quel paradis je suis, pendant que tu t’ennuies au boulot».

#Roofers
Les roofers escaladent illégalement des buildings dans le but de réaliser des photographies et selfies aussi spectaculaires que possible. Qui sont-ils? D’extraordinaires sportifs de l’extrême, des artistes ou les victimes consentantes de l’illusion de la gloire et d’un business morbide? Et quid de leurs selfies immortalisant leurs exploits? Reconnaissons-le, l’une des particularités des selfies réalisés par les roofers est d’être l’une des rares catégories de selfies à se soucier du rendu esthétique des images. Avides de sensations extrêmes, en quête de «liberté», d’adrénaline, de gloire, de followers ou de rémunération pour les plus connus d’entre eux, les roofers risquent leur vie pour chaque image. C’est ainsi que le chinois Wu Yongning a perdu la sienne en 2017 en tombant d’un immeuble de 62 étages. Qui en est responsable? Son sponsor – resté inconnu – qui lui a promis 13000 Euros? Ses milliers de followers en attente de «spectacle» et de sensations fortes? L’émulation qui pousse au toujours plus haut, au toujours plus risqué? Ou les commissaires qui choisissent d’exposer des selfies de roofers?

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